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À peine entré dans la vie active et pas assez de jours de congé ? Les vacances jeunes sont faites pour vous !

À peine entré dans la vie active et pas assez de jours de congé ? Les vacances jeunes sont faites pour vous !

Les travailleurs ont droit à quatre semaines de congés payés par an. Cependant, pour en bénéficier, il faut compter douze mois de travail effectif l’année précédente. Pour les jeunes travailleurs fraîchement diplômés, ce critère est désavantageux. Ils n’ont en effet pas encore travaillé une année entière et ont donc constitué moins de droits aux vacances.

Par exemple : jeune diplômé(e), vous commencez à travailler le 1er juillet 2024. A la fin de l’année, vous avez travaillé six mois. En 2025, vous avez seulement droit à deux (et non quatre) semaines de congés payés.

Heureusement, il existe des vacances jeunes qui permettent aux jeunes travailleurs de tout de même bénéficier de quatre semaines de congés payés. Nous vous expliquons ci-dessous le fonctionnement précis de ce système.

Les vacances jeunes, de quoi s’agit-il ?

Le jeune qui termine ses études (ou les arrête), est âgé de moins de 25 ans et a travaillé au moins un mois comme salarié pendant l'année au cours de laquelle il a terminé ses études peut, l'année suivante, prendre des vacances jeunes en complément de son droit incomplet à des vacances.

Pour chaque jour de vacances jeunes, il perçoit une allocation égale à 65 % de son salaire plafonné. 

Qui a droit aux vacances jeunes ?

Les vacances jeunes constituent un droit et non une obligation pour le travailleur (de plus, l'employeur ne peut pas les refuser). Pour bénéficier de jours de vacances jeunes, le jeune travailleur doit satisfaire aux conditions suivantes :

  • Ne pas avoir atteint l’âge de 25 ans au 31 décembre de l’exercice de vacances (l’exercice de vacances est l’année qui précède celle au cours de laquelle le jeune prend des vacances).
  • Au cours de l'exercice de vacances, avoir terminé ses études (y compris les formations reconnues dans le cadre de l'obligation scolaire à temps partiel par le VDAB, Actiris, le FOREM ou l'ADG).
  • Après la fin de ses études, avoir travaillé pendant au moins un mois au cours de l'exercice de vacances.

Combien de jours de vacances jeunes ?

Si le jeune satisfait aux conditions, il a droit à un maximum de 4 semaines, dont il faut déduire les jours de vacances ordinaires auxquels il a droit.

  • Exemple : vous avez travaillé pendant 6 mois en 2024. En 2025, vous avez donc droit à 2 semaines de congés légaux ordinaires. Par conséquent, vous avez encore droit à 2 semaines de vacances jeunes supplémentaires.

Important : vous devez toujours d'abord prendre vos jours de vacances ordinaires et les vacances jeunes peuvent uniquement être prises au cours d'une occupation comme travailleur salarié.

À combien s’élève l’allocation ?

L'allocation s'élève à 65 % de la rémunération brute du jeune travailleur (plafonnée à 2.837,89 EUR brut par mois). Un précompte professionnel de 10,09 % est retenu sur cette allocation.

  • Par exemple : votre salaire mensuel brut est de 2.837,89 EUR. Vous travaillez à temps plein et prenez une semaine de vacances jeunes. Vous recevez 6 indemnités journalières (calculées sur la base d’une semaine de six jours, même si vous ne travaillez que cinq jours par semaine) de 70,95 EUR brut. Au total, cela donne 425,70 EUR brut ou 382,75 EUR net.

Attention : dans certains secteurs, vous recevez une indemnité complémentaire en plus de votre allocation. Vérifiez avec votre délégué.

Comment sollicite-t-on une allocation ?

Épuisez d’abord tous vos jours de congés légaux.

  • Durant le premier mois au cours duquel vous prenez un jour de vacances jeunes, vous devez compléter le formulaire C103 Vacances jeunes et l’introduire auprès de votre bureau FGTB.
  • L’employeur concerné doit également faire une déclaration électronique (déclaration scénario 9). Il vous remet une impression que vous pouvez conserver, mais ne devez pas remettre à la FGTB.
  • La FGTB transmet ensuite la demande à l’ONEM, qui procède au paiement des allocations.

Pour en savoir plus,

consultez le site Internet de l’ONEM, poussez la porte de l’un de nos bureaux ou interpelez votre délégué syndical dans l’entreprise.